Mr l’Ingénieur Rudolf Diesel
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- Publié dans la rubrique : Histoire Maritime (parfois ancienne, parfois récente) |
Je ne pouvais que m’intéresser au grand Ingénieur Rudolf Diesel car j’ai vite senti que c’était très intéressant, car c’est un vrai roman. Là aussi la réalité dépasse toute fiction, parfois de fort loin.
Comme pour l’invention du radar, les surprises ne manquent pas.
Complété et corrigé le 14 Juin 2007 et le 6 Février 2010. Il me manque toujours une photo du sous-marin des essais secrets Français à Toulon. Mais ça viendra, même si je ne suis pas encore sûr de mon coups.
Recherches en cours ! A suivre donc...

- Rudolf Diesel, Ingénieur
Bulletin Bibliographique Spécial du 25 Juillet 2007 :
La malle de l’Ingénieur. Ce roman policier de Luc Zana est consacré à la disparition de Rudolf Diesel. Il vient d’être publié ce mois de Juillet 2007. Notre correspondance a modestement aidé Mr Zana à finaliser son texte.

- Portrait de Séverine la journaliste en 1900
Scoop ! La journaliste Séverine était aussi une amie proche de Diesel, ce qui prouve qu’elle fréquentait aussi la bourgeoisie ! Malheureusement, elle n’a pas pu expliquer sa disparition malgré ses enquêtes.
Les grands innovateurs n’ont pas tous vu leur nom devenir un mot commun, surtout de leur vivant. Lui si ! Au moins autant que Pasteur. Mais on trouve malheureusement, finalement fort peu de chose à propos de Rudolf Diesel sur Internet, même en Allemand. Ceci est extrêmement bizarre.
Ceci prouve aussi que sa disparition sentait le souffre, et que ça dure peut-être !
Les moteurs de recherche racontent sur lui tous un peu la même chose, avec des omissions qui semblent parfois être des partis pris un peu étranges. Heureusement, il n’y a pas que la "bibliothèque des bibliothèques" car Internet n’est pas toujours complet, loin s’en faut.
SOURCES : Le Dictionnaire, la "vaste toile", les Confidences d’une bibliothécaire Belge qui se trouve être de la famille de Georges Carels, un très proche collaborateur de Diesel. J’ai aussi lu un article très ancien de la revue Historia qui a sa propre thèse. Je la conteste mais un certain nombres de "données" précises et vérifiables concernant Rudolf Diesel y sont réunis, ce qui permet quelques utiles confirmations.
Voici pour commencer, un résumé de ce qui se trouve de plus précis sur la Vaste toile d’Internet :
Mystérieuse disparition de Rudolf Diesel, Ingénieur Allemand disparu en mer à bord du paquebot "Dresden" de la ligne maritime de Anvers à Harwich en 1913.
"Rudolf Diesel fut l’inventeur du moteur à combustion interne qui porte son nom" :
Born : 18-Mar-1858
Birthplace : Paris, France
Died : 30-Sep-1913
Location of death : English Channel
Cause of death : Suicide
Gender : Male
Ethnicity : White
Sexual orientation : Straight
Occupation : Inventor & Enginer
Level of fame : Somewhat
Executive summary : Inventor of the Diesel Engine
"Inspired by Carnot’s writings to create a more efficient engine.
"Some believe that Diesel was murdered, possibly by German agents, but given his finances at the time and his erratic behavior in the months before the end of his life, suicide is the most likely possibility..."
Note Thierry Bressol : "Tiens tiens !... Comme c’est bizarre."
Father : Theodor Diesel (leather worker - maroquinier à Paris)
Mother : Elise Diesel
Sister : Louise (b. 1856)
Sister : Emma (b. 1859)
Wife : Martha Flasche (m. 1883)
Son : Rudolf, Jr. (b. 1883)
Daughter : Heddy (b. Oct-1885) <= son livre de 1957 : thèse du suicide
Son : Eugen (b. 3-May-1889)
Qu’aurait-il pensé de ce moteur ?

- CMA CGM Berlioz compartiment du "MP"
L’ingénieur Rudolf Diesel est né à Paris le 18 mars 1858, Rodolphe pour l’état civil Parisien. Il fut également un connaisseur distingué des arts et de la littérature de ses deux pays.
Fils de citoyens Allemands dont le père était maroquinier à Paris, il y a grandi jusqu’à ce que sa famille parte en exil à Londres durant la guerre de 1870 pour éviter d’avoir des "ennuis avec les autorités". Ils revinrent s’installer à Paris en 1872. (je reviendrai là-dessus plus loin, naturellement)
A sa majorité, il opta pour la nationalité du jeune Empire Allemand après quelques hésitations. Il avait droit à être Français étant né à Paris, mais il appréciait peu le militarisme revanchard ambiant de l’époque en France. Il n’a pas dû être déçu en découvrant son pays d’origine par la suite, victime de la même sottise collective...
Le comportement des autorités françaises l’inquiétait plus lorsqu’il était jeune que celui de la Nouvelle Allemagne, d’où son premier choix...
Rudolf Diesel ne voulait pas de guerre et comme son père, il se déclarait pacifiste convaincu. Il paya fort cher ses opinions.

- Torpillage d’un pétrolier - USA côte Est - 1942
Ce contexte politique parisien l’incita donc à partir travailler à Augsbourg, ville natale de son père où il rencontra le professeur Karl von Linde. Entré en 1875 au "Technische Hochschule" il obtint en 1880 son diplôme d’ingénieur en constructions mécaniques.
Sa première thèse rédigée en français, fut consacrée aux moteurs à combustion interne et publiée en mars 1878. Ce sujet l’intéressa dès le début de sa carrière d’Ingénieur, elle fut donc vite remarquée.
À Munich, il fut l’un des protégés de l’ingénieur frigoriste Karl von Linde puis rejoignit l’entreprise de von Linde à Paris en 1880 après avoir été l’assistant du Professeur. En quelques mois, il fut engagé en Suisse puis dans la filiale française dont il fut nommé directeur, ce qui lui assura des revenus appréciables.
En 1883 il épousa Martha Flasche à Munich.
Rudolf consacra beaucoup de son temps à la tâche qu’il s’était imposée pour développer un nouveau type de moteur à combustion interne, proche de l’efficacité théorique du cycle de Carnot. Pendant un temps, il fit même des expériences avec un moteur utilisant l’ammoniaque.
En 1890 il obtint un nouveau poste pour la société de Linde à Berlin, où il conçut l’idée de son moteur "diesel" :
Depuis l’école supérieure, il cherchait un moyen d’améliorer le rendement des machines thermiques à vapeur ou à combustion. Il eut l’idée d’augmenter la compression de l’air dans les cylindres afin d’obtenir une inflammation spontanée, toujours à partir de son vif intérêt pour le cycle thermodynamique de Carnot, qui avait envisagé cet allumage spontané.
Rudolf Diesel obtient en 1892 son premier brevet, portant sur une possible amélioration du processus de fonctionnement du moteur à combustion interne. Un second brevet le compléta l’année suivante. De fait il participa à l’amélioration de l’existant avant de "passer au diesel" pour en tirer son innovation.
La monographie du 28 février 1892 fut publiée en description du principer de son moteur sous le titre :
"Theorie und Konstruktion rationellen Wäremotors"
"Théorie et Construction d’un moteur chauffant".
Avec le support de Maschinenfabrik Augsburg, des sociétés Krupp et Sulzer, il a produit une série de modèles de plus en plus réussis qui aboutirent à sa démonstration de 1897 :
Un moteur monocylindre vertical à 4 temps avec une pression de compression de 32 atmosphères qui développait 25 chevaux-vapeur. La réalisation de son moteur reposait sur deux principes :
La compression de l’air et la possibilité de brûler n’importe quoi en fonctionnant, un "plus" énorme par rapport à tout ce qui existait.
"Vous osez rentrer là-dedans ?" demanda un jour une visiteuse à mon bord...
Et pourquoi pas, s’il le faut ?

- Mécanicien au travail à bord, dans le moteur
Mais le premier prototype explosa à l’usine MAN lors de la première mise en marche. Diesel bien que blessé, ne désespéra pas et fit un nouveau moteur qui s’il n’explosa pas, ne fournissait pas assez de puissance motrice. Mais il prouva que son idée pouvait fonctionner après 4 années de recherches difficiles.
La jalousie de ce succès se solda en de multiples procès avec des individus contestant l’antériorité de certaines caractéristiques importantes de son moteur. Il gagna tous ses procès, mais en fut affaiblit au niveau de sa santé et dut suivre des cures.
Présenté pour la première fois en public en 1898, son moteur fut fort appréciés par tous les "observateurs" et un Américain acheta la licence pour les Etats-Unis. Krupp (Essen) proposa de financer de futurs travaux mais ils hésitaient car le moteur de Rudolf Diesel ne supportait pas le charbon :
A l’époque toute les mécaniques puissantes marchaient au charbon...
Il étudia aussi le travail de Niklaus Otto en 1876, car son moteur comprimait le mélange avant l’allumage par étincelle électrique. A l’origine, Rudolf Diesel ne concevait son moteur que pour être utilisé en version fixe, pour les usines par exemple. C’est seulement par la suite, en mettant au point les premiers modèles légers et puissants que de grandes idées se sont imposées à lui.
Le succès commercial fut vite au rendez-vous car la présentation de son moteur en 1900 à l’Exposition Universelle de Paris consacra sa renommée déjà universelle. Par la suite, le rendement élevé du moteur diesel et sa simplicité comparative de conception lui donnèrent un succès commercial immédiat et les honoraires de redevance lui apportèrent vite énormément d’argent.
Hélas, Rudolf n’en retira ni reconnaissance ni fortune durable par la suite.
Evincé de ses propres entreprises par des hommes d’affaires sans scrupules, Diesel se retrouva peu à peu dans une situation très difficile à gérer dans tous ses aspects.
1898 : premier moteur puissant 200 Kg/CV
1900 : Succès à l’exposition universelle de Paris
Mais progressivement, le Doktor Diesel était devenu riche et tout le monde s’adressait à lui en disant "Herr Professor", ce fut la consécration.

- Admiral John Arbuthnot Fisher ou "Jackie"
1910 : Premier moteur conçu pour les navires :
Ce fut le début de ses vrais ennuis car le Grand-amiral et Ministre de la Marine, Alfred von Tirpitz (1849-1930) et son alter-ego au Royaume Uni le Lord-Amiral Fisher s’en mêleront peu à peu ouvertement...
A titre d’information, son innovation ne cessa jamais de "faire des petis" :
1922 : premier moteur diesel léger pour les voitures et les camions.
1934 : premier diesel puissant conçu pour les grosses locomotives.
1910 et 1911 : Rudolf Diesel est de plus en plus souvent "démarché" par des personnages "collants" envoyés par l’amirauté Anglaise et par ses cousines Allemande et Française.
En effet les premiers sous-marins vraiment performants étaient tous à vapeur, mais ce n’était pas satisfaisant.
Le moteur de Diesel semblait soudain être LA solution...
1910 : Fondation de son entreprise anglaise, "Consolidated Diesel Engine Manufacturing" en association avec Mr Akroyd Stuart, qui inventa lui aussi mais en 1890, un moteur à huile lourde à allumage par compression.
1911 : Successivement il fut invité à Londres par le Lord-Amiral Fisher pour y rencontrer le Premier Lord de l’Amirauté, puis être ensuite rapidement convoqué par le "Gross-Admiral" von Tirpitz, Ministre de la Marine Impériale du Kaiser.
Avec ce dernier, je suppose qu’il devenait de plus en plus évident que "ça ne rigolait plus du tout"...
En effet les constructeurs de sous-marins en Europe et aux USA, pour ne citer que ceux-là, venaient tous "consulter" Herr Doktor Diesel, les uns après les autres... Du côté anglais et allemand l’exigence se faisait de plus en plus précise :
Les deux "partis" voulait des moteurs Diesel et être seul à en disposer !
De son côté Rudolf Diesel était très déterminé à laisser tous les pays utiliser ses brevets si on lui payait sa "redevance", au demeurant calculée à un assez faible taux. Il pensait que tout le monde devait en disposer librement et voulait absolument que ses entreprises fonctionnent. Il avait en effet besoin d’argent à la suite des déboires financiers évoqués plus haut...
Un courrier sur ce thème fut donc envoyé à tous ses interlocuteurs et cette lettre n’a pas du tout (mais alors, pas du tout !) su plaire au Ministère de la Marine Impériale à Berlin.
Il fut donc convoqué une seconde fois à Berlin par l’Amiral Tirpitz et cet entretien se passa fort mal selon de nombreux témoins :
Des cris et insultes même en français (!) auraient été entendus jusqu’au bout de la coursive, assez loin du bureau du Grand Amiral. Mais Rudolf Diesel ne céda pas et semble-t-il, il envoya ouvertement, haut et fort l’amiral se faire voir...
Partout où j’ai lu évoqué "cet incident", il est visible que cela ne pouvait qu’avoir d’incalculables et graves conséquence.
Quelle fut la réaction de Tirpitz ?
A ce sujet "ça brode beaucoup", mais si Thierry Bressol est absolument certain qu’il l’a fort mal pris. Mais cela ne veut pas dire que...

- Le Grand-amiral Alfred von Tirpitz
1912 : Conception et essais du premier moteur diesel tout à fait spécialement conçu pour les sous-marins. Des essais en mer Baltique furent organisés avec un sous-marin à vapeur spécialement transformé.
Nouvelle convocation de Rudolf Diesel par le Ministre von Tirpitz, qui lui a alors strictement interdit toute divulgation d’information concernant cette nouveauté vers toute puissance étrangère que ce soit :
A cette occasion une ancienne loi Prussienne fut rappelée au bon souvenir du grand Ingénieur, selon laquelle toute innovation technologique pouvant avoir un usage militaire doit être strictement réservée aux Autorités Militaires Impériales. A ce titre, Herr Doktor Diesel pouvait donc être considéré comme coupable de haute trahison... Verdamnt !
Diesel ne cédant pas plus que précédemment, Tirpitz aurait alors violemment menacé Diesel, au moins du risque de la prison.
Pendant ce temps, il semble que le jeune Winston Churchill, premier Lord de l’Amirauté c.à.d. le ministre de la Marine et le vieil amiral Lord Fisher "veillaient". Il fut en effet plusieurs fois constaté que Rudolf Diesel était suivi partout par des anglais, ce qui l’a certainement encore plus exaspéré...
Fisher était l’un des rares amiraux Anglais à être un "chaud supporter" de l’arme nouvelle, les sous-marins. Il était d’autre part persuadé que le moteur de Diesel apportait quelque chose de stratégique en la matière.
Il se trouve que ces idées étaient partagées au moins par Tirpitz !
Le Lord-amiral Fisher fit ouvertement des propositions très "précises" pour obtenir l’exclusivité absolue de ces dernières innovations. Bien sûr, Ceci s’est su à Berlin.
On peut donc se douter que cela a su "mettre de l’ambiance" à Berlin dans le bureau de qui vous savez...

- Le U-14, sous-marin Diesel de la première guerre mondiale
Voici ce que je sais du fameux dernier voyage de Rudolf Diesel et de sa disparition. Je n’ai gardé ici que les éléments sur lesquels tout le monde est "d’accord" et qui sont hautement vraisemblables, surtout ce qui reste fort probable compte tenu des circonstances et des mentalités de l’époque. C’est donc dans un climat probablement très pesant pour l’intéressé que
ce voyage fatal en Angleterre fut organisé.
Mais ce voyage fut-il vraiment "organisé" ? Il s’est en effet passé quelque chose d’insolite lorsque Diesel et ses deux compagnons de voyage sont arrivés à bord du Dresden, le paquebot de la Compagnie "Great Eastern Railway Co" sur la ligne Anvers-Harwich :
Le Dr Diesel était naturellement invité au conseil d’administration de son entreprise anglaise, (citée plus haut) ce qui fut ensuite considéré comme un trop bon prétexte officiel pour faire ce voyage.
Tout vrai que cela était, il se peut que bien d’autres choses aient été prévues de faire en Angleterre. Nul ne le sait aujourd’hui.
Rudolf Diesel voyageait donc avec Monsieur Carels, Constructeur Belge associé et ami de longue date, et Monsieur Luckmann qui était l’un de ses collaborateurs à Augsbourg. Deux cabines étaient réservées pour ces deux personnes mais pas pour Diesel.
Il fut donc nécessaire au personnel de bord d’improviser pour loger l’ingénieur, ce qui fut finalement fait sans grand problème. Cela eut pour conséquence que Rudolf Diesel n’était pas sur la liste officielle des passagers...
Moteurs de l’an 2000... Qu’en aurait-il pensé ?

- Moteur Diesel Sulzer de navire de commerce
Je cite ici les deux enquêtes Belge et Anglaise, et j’ai tendance à considèrer que ce gag ne fut qu’un stupide hasard sans vrai rapport avec la disparition. (bien que...)
Le navire appareilla d’Anvers le 29 septembre 1913 au soir.
Le lendemain, il fut constaté que le Dr Diesel ne se présenta pas comme c’était prévu au petit déjeuner et sa cabine fut trouvée vide lorsqu’on y jeta un coup d’oeil à la fin de la matinée.
Il est inutile de dire que l’affaire fit grand bruit et que le navire fut fouillé avec soin une fois de plus dès l’arrivée à Harwich. On retrouva dans sa cabine tous ses bagages et effets personnels, sa montre (à gousset), ses papiers, son argent liquide etc...
Même sa chemise de nuit (quelle époque !) fut retrouvée, pliée sur la bannette soigneusement "comme il en avait l’habitude avant de se coucher" révéla la famille.
De surcroît des objets furent trouvés disposés sur le lavabo du cabinet de toilette, comme s’il allait se brosser les dents et se coucher. Tout était (semblait) normal sauf que Diesel semblait s’être évaporé.
Ces deux enquêtes parallèles n’eurent aucun résultat, tant en Angleterre qu’en Belgique. Deux policiers (jumeaux ?) qui me font penser aux Dupond & Dupont menèrent l’affaire à Anvers au retour du navire, ce qui ne saurait s’inventer, même si tout cela reste à vérifier.

- Je n’ai pas eu le temps de leur téléphoner. Heureusement ?
Pour l’anecdote, car en 2007 Hergé est centenaire, les Dupond & Dupont auraient été imaginés à partir de personnes de sa familles pour leur tenue, et les deux fameux policiers de l’Affaire Diesel lui auraient servi de modèle...
Cinq jours après, des pêcheurs Belges au travail au large de l’estuaire de l’Escaut trouvèrent un corps dans leur filet, qui ramené à Anvers, fut autopsié à la morgue. Quelques objets personnels étaient dans les poches et le corps fut ensuite identifié par le fils Diesel.
Il avait sa montre sur lui, mais peut-être en avait il deux... Encore un détail étonnant.
Quelques jours plus tard le 10 octobre, un bateau pilote Hollandais trouva un autre corps dérivant cette fois, qui portait quelques effets personnels appartenant aussi à Rudolf Diesel.
Cette fois, on commençait à traverser une zone brumeuse car personne même le génial Rudolf Diesel, n’est censé avoir deux corps.
Le plus grave reste que ces cornichons de Hollandais ne ramenèrent que les objets trouvés sur le corps trouvé, qui fut rendu à la mer du Nord... Ce qui a "fait désordre" fut aussi le fait que le médecin légiste Anversois trouva une profonde blessure derrière la tête du corps examiné, dont il certifia qu’elle fut faite bien avant la mort de "l’intéressé".
Les témoignages sèment le trouble, car les membres de son entourage "pro" et familial étaient divisés en deux "camps" :
Ceux qui disaient que Rudolf Diesel était robuste et en parfaite santé.
Ceux qui évoquaient un Rudolf Diesel dépressif, instable et dont le comportement montrait une "tendance à la mythomanie".
Ce dernier trait ressemble assez peu à l’image de marque du personnage... D’autre part il fut également dit qu’il était susceptible d’avoir organisé sa fuite devant une situation financière et personnelle devenue inextricable :
Déboires financiers, harcèlement "pro", quelques histoires de cocu, etc.

- Anvers en 1912, tout le monde n’avait pas encore le Diesel
A bord du navire par contre, tout le monde fut d’accord sur ce qui a pu être vu et entendu, de Mr Carels à Mr Luckmann en passant par les gens du bord, sans oublier tous les passagers qui reconnurent le Dr Diesel. Tel fut le Docteur Nehru, un médecin en voyage d’étude et membre de la famille d’un autre Nehru très connu aujourd’hui. Le docteur Nehru ne pouvait pas dormir et passa une partie de la nuit sur le pont. Il déclara avoir rencontré Diesel sur le pont qui se promenait pour la même raison. Cela est tout à fait vraisemblable.
Tout le monde déclara que l’atmosphère du repas le soir du départ était parfaitement détendue. Rudolf Diesel évoqua le prochain mariage de sa fille prévu quelques semaines plus tard avec le baron Von Schmidt. Il en plaisanta même en disant qu’il risquait fort d’être ruiné avec ce que cela lui coûterait... (il était semble-t-il déjà ruiné)
Il fut cependant remarqué par la suite que Mr Luckmann resta le plus silencieux possible lors de l’enquête et qu’il n’avait qu’une seule idée en tête :
Rentrer en Allemagne le plus vite et le plus tôt possible. Il attira donc l’attention en étant fort peu coopératif. J’ai tendance à penser qu’en tant que collaborateur il devait certainement avoir "des états d’âmes", mais je n’y étais pas...
Ces soupçons furent bien sûr alimentés surtout parce que c’était un homme extrêmement discret et peu bavard. Mais ce Herr Luckmann nous reste mal connu et il laissa fort peu de traces.

- Trouver une photo de Winston Churchill très jeune, un défi !
Tout cela se passait dans un contexte politique et international tendu car telle était l’ambiance romanesque de 1913 :
Les tensions franco-allemandes avec l’Alsace Loraine.
La tension entre la Grande Bretagne et l’Empire Allemand du Kaiser.
L’amiral von Tirpitz, son monocle et son caractère très dur.
Les perfides ministres britanniques.
Le vieil amiral Fisher et son compère le jeune loup Winston Churchill.
Les fameux marchands de canons du début du 20ème siècle, Zaharoff par exemple...
Les capitaines de sous-marins allemands participant aux essais.
Les mystérieux essais français à Toulon.
Les stewards de bord perplexes.
Le collaborateur silencieux qui ne veut que rentrer chez lui. Le comportement de Mr Luckmann fut incompris et peu apprécié. Il fut vite soupçonné d’être un agent secret du Kaiser et de Tirpitz...
Les policiers Belges et Anglais.
Deux enquêtes qui se teminèrent en queue de poisson.
Les deux contextes financier et personnel de Rudolf Diesel très ambigus.
Les allusions imprécises de sa fille à propos de sa vie privée un peu agitée dans son livre en 1957. Mais elle ne voulut jamais en dire plus.
Absolument rien ne manquait pour faire un beau roman à suspens, sauf peut-être Sherlock Holmes et le Docteur Watson.

- Sherlock Holmes et le Dr Watson s’en seraient-ils mêlés ?
Qu’est-il arrivé ce soir-là au juste ?
Je m’en tiendrai à ce qui est sûr, relativement vérifiable et évident. L’accident est improbable, même s’il peut depuis toujours arriver que des passagers ou des membres de l’équipage tombent bêtement à la baille...
Mais avec quelqu’un comme lui qui traînait de nombreuses casseroles, qui était suivi un peu partout en permanence, et dont "l’évaporation" arrangeait beaucoup de monde, ce serait une coïncidence bien étrange...
Je n’imagine pas une seconde Rudolf Diesel glisser bêtement sur une peau de banane, puis basculer accidentellement par dessus bord la nuit en se baladant parce qu’il avait du mal à s’endormir.
Il ne faut pas se moquer du monde...
Pas de crime crapuleux non plus, car aucun vol ne fut constaté et ce n’était pas le genre de la Ligne Anvers - Harwich et encore moins du sympathique petit paquebot Dresden. Les stewards eurent cependant des ennuis pour ne pas s’être inquiétés de Diesel suffisamment tôt, ayant attendu longtemps avant d’ouvrir sa cabine en fin de matinée. Mais :
L’un d’eux pensait qu’il y avait une dame avec lui et ne voulait à aucun prix les déranger...
Bizarre, l’ingénieur était venu à bord accompagné par deux hommes et aucune compagnie féminine à bord ne fut confirmée. C’est cependant tout à fait possible.
Suicide ? Telle fut la version officielle "préférée". C’est possible, compte tenu du stress auquel il était soumis. Il faut aussi reconnaître qu’autour de Rudolf Diesel, s’était construite peu à peu une situation de plus en plus complexe et ingérable, dont il est évident qu’il ne savait pas comment s’en dépêtrer selon sa fille Heddy et certaines autres personnes dans l’ensemble de tous ses collaborateurs.
Son entourage était divisé mais il se trouvait dans les deux "camps" des gens de la plus parfaite bonne foi :
Les deux aspects connus du personnage, le Diesel robuste en parfaite santé et le dépressif devenu instable, ne sont pas si incompatibles que cela peut en avoir l’air à première vue. N’importe quel spécialiste "psy" peut dire beaucoup sur ce genre de sujet.
Il redoutait de plus en plus ce qui arriva hélas l’année suivante, la guerre de 1914. Il avait aussi d’autant plus tendance à trop en parler (ce qui était fort imprudent) qu’il refusait catégoriquement de participer à "ces énormes sottises". Ici je cite Rudolf Diesel en personne, le pacifiste.
Soumis à d’aussi fortes pressions tout est imaginable, à commencer par péter les plombs durant la nuit en regardant trop longtemps le sillage du navire, ce qu’il ne faut surtout pas faire lorsque "tout va mal". La bonne ambiance du repas de la veille au soir n’empêche absolument rien, je peux vous le dire. Peut-être même qu’au contraire...

- Anvers autrefois
Qui était vraiment le Doktor Rudolf Diesel ? Il reste étrange que cet homme soit resté le plus parfait inconnu pour nous toutes et tous jusqu’à maintenant. J’ai comme tout le monde prononcé son nom des milliers de fois durant toute ma vie sans jamais avoir réellement entendu parler de lui. Tout au plus, je savais qu’un Allemand nommé Diesel créa le moteur de ce nom.
C’est semble-t-il, resté un sujet tabou même en Allemagne.
Ma surprise fut donc totale en apprenant non seulement qu’il était Parisien et Allemand à la fois, mais que sa mort était restée mystérieuse.
Ses parents étaient des gens modestes et courageux, Theodor Diesel son père, était hautement estimé par ses voisins, ses clients et ses fournisseurs à Paris. Il l’était tellement que lorsqu’il est revenu à Paris avec sa famille après la guerre de 1870, une fête fut organisée dans le quartier !
Après tout ce qui s’était passé peu de temps auparavant avec les Prussiens à Paris, c’était très fort pour des Allemands n’est-ce pas ?
Rudolf était intelligent, cultivé et inventif on le sait. Mais comme son père il était un pacifiste convaincu et un vrai dur à cuire, souvent imprudent dans ses propos. Ils disaient toujours les choses telles qu’ils les sentaient, en se moquant cordialement de tout ce qui pourrait en être pensé. Ceci me rappelle quelqu’un...
Il avait un gros défaut cependant : Trop fier, il n’appelait jamais à l’aide que trop tard, et il ne se confiait à personne, pas même à son épouse dont il était très proche, selon sa famille et ses collaborateurs. Je n’écarte donc pas à priori l’hypothèse du grand coup de blues soudain que de toutes façons, il a certainement dû ressentir souvent.
Tout le monde à l’époque préféra cette hypothèse pour éviter un énorme scandale international. On a donc peu à peu étouffé l’affaire.
Ces traits de personnalité constituent un excellent moyen de ne pas se faire que de bons amis. D’autre part, le cumul avec le contexte politique dangereux décrit plus haut me semble être un cocktail tout à fait détonnant, même si par ailleurs il se montra toujours bien intentionné en toutes choses.
Une chose reste irréfutable, il n’était pas homme à se laisser aller et encore moins se laisser impressionner par qui que ce soit ! Il faut se souvenir de ses relations orageuses avec Tirpitz.
J’ai donc la quasi-certitude qu’il a été assassiné cette nuit-là. Mais par qui, comment et pourquoi ?

- Le "Kaiser" Wilhelm II (Guillaume II) en 1914
Il n’est pas fréquent que ce sujet soit traité par la presse, mais j’ai trouvé un article de la revue Historia dont la thèse est extrêmement simple :
C’est un coup du Grand-amiral von Tirpitz et du Kaiser ! Des agents des services spéciaux auraient été envoyés pour "traiter le problème Diesel" une bonne fois pour toutes...
C’est à mon sens très simpliste et sans preuve de surcroît, j’ai connu la revue Historia plus méticuleuse que ça. Faisons donc l’effort de nous mettre à la place de Tirpitz :
Pas une seule seconde je ne l’imagine décrocher son téléphone juste après un entretien orageux avec Diesel, pour ordonner le pire. Tirpitz n’était ni un chef mafieux ni un adepte des méthodes nazies !
Je suppose par contre qu’après que Diesel lui ait fait bouffer sa casquette, il a fort probablement pensé ceci :
"Avec cette maudite tête de bois de Français" (tout le monde savait son lieu de naissance), "cet homme d’affaires qui ne pense qu’à l’argent", il n’y a vraiment rien à faire et de toutes façons, il est d’évidence trop tard pour empêcher le reste du monde d’utiliser les nouveaux moteurs" !

- Sous-marin allemand à vapeur, c’était pendant les premiers essais de moteurs "diesel"
D’ailleurs il y avait dans les équipes à Augsbourg quelques français et comme par hasard, la Marine Nationale à Toulon essayait benoîtement au moins deux sous-marins équipés des nouveaux moteurs. Ces techniques ne furent probablement pas acquises par les Français avec des moyens très catholiques... Verdamnt !
Pas plus "catholiques" d’autre part, que le "comment" Tirpitz savait cela bien sûr...
Il faut aussi le dire, les Anglais ne furent pas les seuls à se faire remarquer en "pistant" notre ami Rudolf Diesel par tous les moyens. En effet furent observés en train de tourner autour de l’Ingénieur :
Deux Japonais, un Chilien, un Austro-Hongrois, des Américains, des Italiens et un Espagnol. Il ne manquait que les Portugais et les Russes ! Sans doute ne se sont-ils pas fait voir ! Et si on ne trouva pas de Français, compte tenu du fait qu’il y en avait plus d’un à l’usine, il leur était inutile de courrir partout comme les autres !
Les policiers Belges finirent par faire comme leurs collègues anglais, c’est-à-dire abandonner l’enquête après avoir tenté de fouiller tout ce qu’il était possible de savoir sur la vie privée du disparu. On est avec Diesel fort loin des mystères des galipettes de Jules Verne, qui sut si bien réussir à presque tout faire disparaître... C’était beaucoup plus calme que pour Jules Verne et Victor Hugo, mais deux choses me semblent certaines :
Il y a eu au moins une histoire de cocu, car Rudolf plaisait. Il fut "poursuivi" ouvertement par au moins deux femmes et "marcha" au moins une fois.
Si l’un des maris cocus s’était fait apercevoir à bord du Dresden, cela aurait été fort dangereux pour lui car "on" lui aurait certainement fait porter le chapeau ! La police cherchait cela tandis que les journalistes accusaient les agents de Tirpitz ou du Kaiser, ce qui dure encore en 2007 car "ils avaient la tête à ça"...
D’autre part j’ai pris soin de tenter d’innocenter Tirpitz, mais il est évident qu’autour de lui beaucoup d’individus peu scrupuleux ont fort bien pu prendre une "initiative inappropriée" sans le consulter :
Il était le Ministre de la Marine et dut fort probablement parler de cela avec ses collègues ministres du Chancelier Bethmann-Hollweg. Au moins l’un d’entre eux est donc susceptible d’avoir pris une initiative "tordue" et surtout malheureuse, sans avoir compris que c’était de fort peu d’intérêt et idiot surtout, car il était déjà trop tard. Mais rien n’est à ce jour prouvé en 2007.

- Le Chancelier Theobald von Bethmann Hollweg
Et s’il s’était passé quelque chose de ridiculement plus simple ?
Il est réellement difficile d’affirmer quelque chose de précis, mais j’ai dernièrement fait un rêve étrange que j’hésite à évoquer. Finalement c’est tellement possible que...
Jeter quelqu’un à la baille la nuit par surprise est facile, même si c’est à éviter à bord d’un navire à passagers car le risque est élevé d’avoir un témoin gênant.
Justement, en cette nuit du 30 septembre 1913 il y avait fort peu de monde pour se balader sur le pont et le Dr Nehru affirma n’avoir rencontré que le Dr Diesel. Nehru se serait couché peu après une brève et banale conversation avec Diesel, ce qui est tout à fait vraisemblable.
Supposons un peu ! Il n’est pas du tout impossible que l’un (ou plus) des nombreux "suiveurs-voyeurs-espions" pénibles qui exaspéraient tant Rudolf Diesel, l’ait rencontré sur le pont durant la nuit. Il y en avait fort probablement à bord du Dresden. Ceci est irréfutable car il était suivi presque partout.
Il n’est pas non plus impossible que comme avec le docteur Nehru, se soit engagée une conversation qui cette fois n’avait rien d’anodin et ne pouvait que dégénérer. Si jamais quelqu’un l’a abordé durant cette nuit pour faire des propositions de business militaro-industrielles, il est certain que Diesel s’est mis en colère car c’est arrivé souvent durant cette période. Il est même arrivé que Diesel "boxe" ses interlocuteurs "collants" :
Ceci pouvait alors très mal se passer.
Et si tous les deux étaient passés par-dessus bord en se battant ? L’ingénieur pouvait fort bien vouloir donner une bonne leçon à son interlocuteur ou plus simplement encore se défendre. D’autre part s’il y a eu plus d’un "agresseur", je conçois fort bien qu’ils n’aient rien dit à l’arrivée et encore moins après. Tout peut s’expliquer, même les deux corps !
La célèbre journaliste Séverine enquêta sans succès pour comprendre, d’autant plus qu’elle le connaissait personnellement, elle était une amie. On ne lui a probablement pas vraiment facilité les choses.

- Portrait de Séverine la journaliste en 1900
C’est sûr, on ne saura probablement jamais la vérité. Ce second corps (comme pour Christophe Colomb !) est un des trucs les plus étonnants que j’ai pu savoir. Mais il s’agit fort probablement de "l’autre homme", qui aurait d’une façon ou d’une autre à mon sens pu ainsi "faire les poches" du Dr Diesel, avant ou après être tombé à l’eau avec lui.
Je suis seulement certain qu’il a fait une mauvaise rencontre sur le pont, très probablement au hasard. D’une façon ou d’une autre, le Dresden n’a pas traversé le Triangle des Bermudes et ce ne sont tout de même pas les extra-terrestres qui l’ont enlevé !
Vous en savez autant que moi de fait maintenant, car le reste est un énorme fatras de détails invérifiables et même pas toujours vraisemblables. Je ne prétends pas "savoir", mais je me suis contenté d’imaginer un événement vraissemblable et compatible avec les faits connus, parfaitement vérifiés ou hautement probables.
Les polices cherchaient un coupable chez les cocus sans en trouver, la version officielle ne sut donc pas être autre chose que le suicide, au demeurant possible.

- Cela s’est fort mal terminé, ici 4 U-Boote à Harwich en fin 1918
Comme aujourd’hui à propos de l’assassinat de l’ancien premier ministre au Liban, tout le monde s’est naturellement tourné vers un superbe coupable "qui a la tête à ça". Pourtant au Moyen-Orient, les choses sont plus complexes et plus nuancées que leur apparence. Il y a aussi du monde pour avoir un double intérêt, se débarraser violement de "l’intéressé" en mettant ainsi les Syriens dans l’embarras. Qui peut savoir ? Ils ne vont pas nous l’expliquer maintenant !
L’amiral Tirpitz n’était pas du genre à faire assassiner Diesel. Il était naturellement dans le contexte du moment, agressif et anti-Français c’est sûr. Mais le Grand-amiral n’était pas un adepte des méthodes nazies, c’était fort loin de sa mentalité.

- René Viviani, Président du Conseil qui engagea la guerre en 1914
En septembre 1913 il était déjà trop tard. Pendant ce temps les Français "comptaient les points" en observant la lutte Fisher-Tirpitz et ils avançaient, non sans avoir eux aussi tenté sans succès d’obtenir une exclusivité qui n’était plus possible.

- Raymond Poincaré, Président de la République
D’autre part ce que Diesel ne voulait pas faire avec le Ministre Tirpitz, il n’en était certainement pas plus question avec les anglais ! Par contre, essayer d’en tirer de l’argent, cela est bien possible.
C’est ainsi qu’il m’arrive aussi de penser que les services de Churchill ne sont pas pour rien dans la disparition de Rudolf Diesel. Cette dernière supposition n’est pas la plus probable, cependant le silence officiel Anglais sur l’affaire et la non-communication des archives concernées me semblent d’une très haute bizarrerie. Une de plus...
Avec le personnage hors norme qu’était Rudolf Diesel, on navigue en permanence dans la complexité ou le bizarre.
Une chose reste sûr, cela a dû arriver très vite pour que personne n’ait rien vu. Et ceux qui "ont vu", n’ont probablement pas dû trop traîner "dans le quartier" à l’arrivée à Harwich !
La présence d’un troisième personnage est plausible, je le crois aussi. Il n’aurait donc rien pu faire pour les empêcher de basculer à la baille. Ceci est bien possible aussi...
Nous pouvons donc être raisonnablement certains de ce qui lui est arrivé, mais la vraie question c’est :
"D’où venaient et qui étaient ces personnes ?" Qui aujourd’hui peut savoir ?
Bien navicallemand - Thierry Bressol - OR 1

- Georges Clémenceau, Président du Conseil qui termina victorieux
Commentaire historique :
S’il ne lui était rien arrivé, en Août 1914 Diesel aurait été obligé de fuire aux Etats-Unis ou en Amérique du Sud à cause de son profil "politiquement incorrect" en Allemagne comme en France. Aurait-il pu échapper à ses nombreux problèmes ?
Note fantaisiste : Pourquoi n’en a-t-on pas fait un film ? Peut-être parce que la formule consacrée citée ci-après ne saurait convenir à Rudolf Diesel :
"Toute ressemblance avec des événements, des lieux, des situations ou des personnes ayant existé ou existant, n’est qu’une pure, totale et fortuite coïncidence."
Liste des articles & Articles à venir
Séverine, née Caroline Rémy, la plus grande Journaliste
Merci aux sites :
http://fr.wikipedia.org/wiki/SEMT_P...
Une autre histoire de moteur Diesel, celle de Gustav Pielstick l’homme des moteurs "semi-rapides". Comme Von Braun il "passa à l’Ouest" en 1945, mais ce fut en France, sans les fusées mais avec un nouveau type de moteur Diesel...
http://www.denizaltici.com/aboutus-...
http://en.wikipedia.org/wiki/John_F...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Winsto...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Theoba...
http://diberville.blogspot.com/2004...
http://rbmn.waika9.com/Krebs_Gymnot... (Premiers sous-marins)
http://en.wikipedia.org/wiki/H.L._Hunley
http://nswrecks.net/ns-famouswrecks.htm

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Commentaire reçu en Janvier 2010 :
"Bonjour,
J’ai essayé de prendre contact par votre site-blog, mais je n’ai pas eu l’impression que mon mail ait été bel et bien envoyé !
Mon époux et moi-même sommes des descendants de lignée indirecte de l’ancêtre Georges Carels qui a accompagné Rudolf Diesel sur ce bateau. Ma belle-mère est une Carels ainsi que ma grand-mère.
Je viens de lire votre article très intéressant sur la mort et disparition de Rudolf Diesel en mer. Je connaissais déjà l’histoire par le biais d’un article du journal Le Soir de Bruxelles.
J’ai trouvé votre article très complet et j’aurais voulu savoir où vous aviez trouvé les informations concernant l’enquête. J’aimerais bien pouvoir en prendre connaissance ou obtenir une copie pour compléter mon dossier au sujet de la famille Carels.
Je vous remercie d’avance de votre réponse."
Laura Vanhaeverbeek-De Mortier

- Surveillance de la Machine en timonerie à bord du CMA CGM Nabucco


