Une photo spectaculaire le 4 février 1982
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- Publié dans la rubrique : Le Voyage du Roro Manhattan |
"Timing permitting", ou weather permitting ? Je projette de raconter ici un autre voyage fou à la fin du printemps.
Cet embarquement à bord du porte-conteneurs français flambant neuf Roro Manhattan en 1982 manqua de fort peu être le dernier.
En lien :
"Containers, Twistlock et mauvais temps"
"Ne les oublions pas"
"Restauration à bord"
"Pride of Baltimore"
"Le navire RORO ou roulier"
"Photo spectaculaire, le 4 Février 1982"
"Embarquer à bord du Manhattan 1"
"Aventures Mécaniques Extraordinaires
"Mr l’Ingénieur Rudolf Diesel"
Il m’a été demandé il y a peu si j’avais des vues des 2 Porte-conteneurs Franco-Italiens Roro Manhattan et Roro Genova qui furent affrétés en 1982 par Costa Line pour sa ligne Italie - USA côte Est.
Je n’en ai pas encore de numérisée et c’est bien triste. Cela dit, j’ai bon espoir d’en obtenir quelques unes d’ici peu.
Cet article est le premier d’une longue série qui "passera" en juillet prochain (2006) et dont fait partie "Aventures Mécaniques", qui vient aussi d’êttre montré ici.
J’essaierai de montrer ce qu’était un "navire à problèmes" et la frousse en mer, en 1982.
Jeudi le 9 Mars 200
Lorsque c’est arrivé, mon petit appareil photo a pris un choc très violent, on devine comment. J’ai réussi à lui faire une réparation provisoire mais hélas, il disparut en mer quelques années plus tard en montant dans la mâture avec moi par très mauvais temps (encore) pour prendre des vues spectaculaires. C’est ma chute qui manqua de fort peu l’être. J’ai soudain préféré qu’il ... à ma place...
Une main pour soi, l’autre pour le navire.
Cherchée dans mes archives, voici la seule photo numérisée du Manhattan que je possède. Elle fut prise par mes soins de surcroît, chose rare...

- Le 4 février 1982 nous n’avons pas fait naufrage (32°N et 33°W)
Elle fut prise le 4 février 1982 par 32° Nord et 33° West (environ) vers 17h00 bord, de l’aileron de passerelle bâbord (étant bien planqué et accroché), environ 10 minutes avant la plus belle frousse de notre vie.
Le mât avant fait 28 m de haut, l’avant plonge ici au fond d’un creux de 16 m environ et projette des tonnes d’eau en l’air. Hélas. Il "aurait fallu" filmer cela...
Au loin une ligne horizontale blanche, le redoutable mur d’eau arrive... Il n’a l’air de rien vu comme ça, mais j’aime autant vous le dire, après le coup de gîte violente de 47° en 30 à 60 secondes), il manquait du monde au premier rang ! Il y a eu de la casse partout à bord. Lorsqu’il est arrivé droit sur nous, le navire s’est pour ainsi dire arrêté net pour être immédiatement mis en travers et renversé sur bâbord. Ce sera raconté ici en avril ou mai prochain. Le texte fut résumé et publié il y a quelques années par l’hebdo "le Marin" dans la rubrique de Jean-Yves Brouard Mémoire de l’Histoire.*
D’autre part au moment de prendre cette vue, on se demandait déjà ce que c’était car on le voyait venir.
Mille sabords ! Qu’on aurait tous gardés fermés...
De moi-même en particulier à bord, il existe moins de photo que pour le mystérieux Marcus Wolf, c’est dire...
(cela dit, suis sur "Qui je suis")
Bien navicalement - Thierry Bressol - OR1
Note : * On ne présente plus JY Brouard en matière de livres consacrés à la marine marchande et d’aviation.
http://www.jybaventures.com/ jybave...
Merci d’autre part, au bon collègue qui a si bien su la numériser.
Je regrette infiniment d’avoir si peu photographié durant ma vie de marin, cela explique ma irrepressible tendance à "prélever" des illustrations un peu partout pour montrer ce que j’ai vu.
Le restaurant cité ci-après, craint fort peu le mauvais temps, il ne risque pas du tout de perdre ses containers en pontée et il est probablement au moins un peu difficile de s’y faire inviter...
http://www.corlobe.tk/article2255.html
D’autre part, le Roro Manhattan ne risquait pas de recevoir ce prix...
C’est une autre histoire, car lors de cet embarquement nous avons même réussi une superbe intoxication collecive. Nous fûmes en effet tous malades le même jour sauf un ! Ceci arriva avec les pénibles communications radiomédicales que cela supposait.
