Le G s’envoie en l’air (U-Boot)
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- Publié dans la rubrique : Les sous-marinades, U-Boot et autres terribles engins |
En naviguant il nous est tous arrivé que le gyro s’envoie en l’air...
Ce gyro-là, s’est vraiment et réellement envoyé en l’air.
(encore un souvenir d’anciens des U-boote)
(corrigé le 10 Mai 2007)
Ce souvenir insolite de la seconde guerre mondiale restait à raconter...
Il y a longtemps maintenant, deux de mes plus intéressants passagers du Pointe Sans Souci sur la ligne d’Amérique Centrale, étaient des anciens des fameux U-Boote qui empêchèrent tous les autres marins du monde de dormir pendant la seconde guerre mondiale. Dans la série "nous n’avons rien manqué", ils m’ont aussi raconté cette étrange avarie au combat.
Nous connaissons la version des alliés de la chose, par Edgard Disdet par exemple, ancien des convois alliés de l’Atlantique Nord. C’est oublier que les gens des U-Boote aussi, en ont vu de toutes les couleurs.
Après mai 1945, lorsqu’on a su compter ceux qui sont revenus ou qui étaient "retenus en pension" ça et là chez les alliés, il en manquait environ plus de 4 sur 5. C’est dire...
Maintenant en 2005, si par malheur les "bateaux noirs" devaient vraiment se battre, les listes d’équipage en marbre seraient nombreuses et immédiates, peu après avoir eu la malchance de s’être fait repérer... Les moyens de détection modernes sont implacable.

- USS Aaron Ward, chasseur de sous-marins et escorteur
A l’époque lorsqu’un U-Boot se faisait localiser en plongée par les frégates alliées, celles-ci tournaient autour de la positions supposée de la cible puis lançaient de nombreuses grenades dont la profondeur à programmer de l’explosion se réglait à l’avance. Il leur fallait régulièrement modifier ce paramètre. Cela se faisait jusqu’à la lassitude complète, ou bien la satisfaction d’obtenir une belle pollution d’hydrocarbure et la remontée de quelques débris de la victime.
Il est aussi arrivé que des sous-mariniers rusés comme les Sioux lâchent des objets par les tubes lance-torpilles pour tromper l’ennemi. Mais il fallait alors être crédible... Car un cadavre était l’objet "remonté" le mieux apprécié et le plus convainquant pour les chasseurs pas toujours naïfs.

- Le terrible U 123 devenu Blaison ici en escale
Ce genre de bombardement était fort peu précis, (certains comme l’U-123 se sont en effet toujours échappés) mais extrêmement pénible à supporter.
D’autre part, les alliés avaient une confortable avance technologique en électronique. C’est aussi pour cela que l’amiral Dönitz a perdu la partie. Heureusement qu’il a obtenu trop tard ce qu’il désirait avoir pour pouvoir "travailler" sérieusement...
Il arrivait que ces grenadages durent des heures et des heures, et soient renouvelés plusieurs jours de suite... Par la ruse, il était parfois possible de s’échapper, en utilisant par exemple la différence de température de l’eau "par couche" en profondeur, ce qui rendait les appareils "ASDIC" de l’époque fort peu précis. Il fallait donc en profiter, si possible... Cependant, si cela durait trop longtemps...
Il ne restait parfois plus qu’une seule solution, capituler en faisant surface d’urgence puis saborder le navire, ce que n’a pas su faire le malchanceux U-505.

- L’U-505 (aujourd’hui au musée des sciences et techniques de Chicago)
Durant les grenadages, lorsque ça tombait "à côté" et trop près, c’était terrible pour ceux "d’en bas", surtout si cela leur arrivait plusieurs fois de suite.
Mes deux témoins ne supportaient plus en 1983 le bruit des pétards ou des feux d’artifice. C’est dire. Le film "Das Boot" (dont ils firent partie des conseillers techniques) montre fort bien cela, mais sans les terribles secousses et les vibrations difficiles à faire ressentir au cinéma...
L’un de ces vieux navigateurs teutons fut ainsi un jour cerné durant 40 heures et bombardé sans succès au moins une douzaine de fois, jusqu’à ce que "ceux d’en haut" n’aient plus rien à lancer, semble-t-il... C’était alors la chance pour "ceux d’en bas".
Dans ces moments-là, il y avait tellement de casse à bord, que souvent après s’en être sorti dans des conditions techniques rocambolesques, il ne restait plus qu’à rentrer d’urgence (en boitant) à Bordeaux, Lorient ou à La Palice sans se plaindre, pour réparer.
Il y avait alors de quoi ne pas s’ennuyer pour les équipes des ateliers.
Durant le plus dur bombardement vécu que me raconta l’un d’eux, un très étrange animal s’est mis soudain à sauter partout et dans toutes les directions, se cognant presque partout dans le Poste Central en semant une panique bleue s’il en était besoin, sans parler du bruit incroyable que ce truc faisait....

- Un gyrocompas de marine démonté (Anschultz ?)
Surtout dans l’obscurité, bonjour la frousse !
C’était l’élément actif tournant, le tor du gyro, dont la sphère fut éventrée lors des N chocs violents... C’est sûr, avant d’ouvrir la sphère il faut normalement l’arrêter la bête. Mais lorsqu’elle s’ouvre toute seule... Ce n’est que quelques heures après, alors que tout le monde "ramassait les morceaux" qu’ils comprirent par quoi ils furent "attaqués" durant l’attaque.
Bien navicalement - Thierry Bressol - R/O

- Le résultat d’un grenadage soigné et de la scoumoune à bord, l’U-505 capturé après son sabordage loupé...
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Secret Défense : C’est pas moi ! Mais c’est très intéressant, pour ne pas dire parfois excellentissime...
Site dédié aux Marins de 1939 a 1945
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Mer et Marine ou... Océans et Marines. En plus ils sont brefs !
Merci aux sites ci-après cités (quelques perles du Web) :
Archives US et nucléaires
Voir un gyro de V1. J’y suis allé
Le Havre dans tous ses états, surtout les mauvais... En 1944

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